Benoît Pilotte - Benito

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Pour me connaître un peu mieux

Où j'ai grandi (d'hier à aujourd'hui)

C’est à l’hôpital Notre-Dame sur la rue Sherbrooke à Montréal qu’en ce jour gris du 28 mars 1980, à 13h37, je vis le jour.  Quelques moments passèrent, puis je quittai ce lieu tout blanc, en direction de Boucherville, sur la Rive-Sud.  De là, je vivrai mes 18 premières années.  J’eu la même professeure durant mes trois premières années du primaire, et elle me suggéra de sauter ma 4e, ce que je fis !  J’ai fait mon secondaire à De Mortagne, à Boucherville, puis mon cégep à Longueuil.  Quelques semaines avant mes 19 ans, je m’enfuis du nid familial pour m’établir très provisoirement sur la rue Gentilly (coin Chambly) à Longueuil – tout juste à côté du cégep Édouard-Montpetit.  Paradoxal, car je venais de terminer, quelques semaines plus tôt, mon DEC en sciences humaines à ce dit cégep !  Et de là commença ma vie de nomade…

Résidence actuelle (et « à côtés »)

Cette première moitié de 1999 m’aura fait vivre trois déménagements.  Celui à Longueuil, en février, celui en avril, à Boucherville (retour au bercail – je vous épargne les raisons!!), puis en juillet, alors qu’un ami m’appris qu’il ne pouvait plus déménager avec deux autres connaissances à moi à Sherbrooke, dans le 5 et demi qu’ils avaient tout trois loué.  Je pris sa place, et m’établis donc à Ascot, sur la rue Des Boisés (anciennement la fameuse rue Chagnon pour les connaisseurs !), en cet été de la fin du millénaire. 

Si le vent m’aura amener vers d’autres résidences (retour à Boucherville – pour la dernière fois je l’espère !! – de juillet 2000 à juin 2001, puis de retour à Sherbrooke pendant trois ans sur la Wellington Nord, et finalement l’année dernière sur la rue Ball), j’ai une fois de plus déménagé au mois de juillet dernier sur la rue Alexandre, à Sherbrooke toujours.  C’est donc dire que je ne tiens pas en place (si je compte mes expériences à l’extérieur du Canada), quoique cela fait quelques temps que je suis en Estrie…

Mes projets futurs devraient m’attirer vers Québec ou Montréal et ce dès l’été prochain…

Description personnelle (ou superficielle)

5 pieds 7, depuis près de 10 ans à 135 livres (!), yeux et cheveux qui changent de couleur selon la température, mon humeur, ou alors ma pigmentation ! (sans farce, mes yeux varient entre le bleu et le gris, et mes cheveux auront passé naturellement du noir au brun au blanc, puis artificiellement au bleu puis au vert, avant de revenir entêtés qu’ils sont au blanc.  J’ai par ailleurs l’impression depuis quelques temps qu’ils semblent vouloir bizarrement redevenir naturellement vers une couleur foncée !!).  Avis à tous : J’ai eu mon premier cheveu blanc à 10 ans, et déjà au sortir du secondaire mon surnom était « grand-p’pa », la cause de cette particularité m’est inconnue mais l’un de mes parents (qui désire garder l’anonymat !) a eu « ellui »-aussi des cheveux blancs très tôt.  Je n’en sais pas plus !  Au moins cinq cents personnes m’ont posé la question !...

J’ai un DEC en sciences humaines (96-98), une amorce de bacc multidisciplinaire en hiver 2000 (relations internationales, histoire, philosophie), et un DEC en techniques de travail social (01-04).  J’ai aussi une formation de trois heures sur le logiciel Excel !  Je prévois un retour à l’université pour l’automne 2006 en sociologie ou communication ou dans le vague domaine de l’international.  Je compte également amorcer ou un bacc ou un certificat en philosophie lorsque je serai dans la quarantaine ou cinquantaine – cette « discipline » me passionne.  Et je compte m’inscrire au Club de pétanque lorsque j’aurai 70 ou 80 ans.

J’entretiens une étrange peur des araignées, des dentistes, et aussi des puces, depuis une douloureuse expérience passée !  Sinon, je n’ai ni peur de la vie, ni de vieillir, ni de la mort.

J’aime bien la nature et la tranquillité, bien que je vive au centre-ville de Sherbrooke depuis quatre ans.  Je compte m’installer quelque part dans le bois ou en campagne après mes études.  J’adore aussi les chiens et me suis pris d’affection pour Brandon, un Golden avec qui je vivais à Collique lors de mon stage en terre péruvienne.  Par contre j’ai en dérision les Caniches ou les « Lasa Lapso ».

Intérêts (pour ceux que cela intéresse)

Mon plus grand intérêt au cours des 25 années de ma vie sont les échecs.  J’appris à jouer à l’âge de 4 ans, et ma première compétition « à travers la Montérégie » aura été à ma deuxième année du primaire.  J’abandonnai provisoirement (quelques années) cette passion durant la fin du secondaire et de mon premier cégep, et l’aurai réapprivoisé officiellement à mon arrivée à Sherbrooke en 1999.  Vous pouvez suivre quelques uns de mes « exploits » sur le site du Club, au « http ://fun.to/echecsherbrooke ».  Je me classe parmi le top 7 estrien mais disons que je suis connu ici en région pour mon style casse-cou non-orthodoxe.

J’ai joué au hockey jusqu’à 16 ans, j’étais pitoyable et tombais tout le temps par terre, j’arrêtai au « Midget B ».  Depuis lors, je n’aime plus vraiment le hockey.  J’ai pratiqué le judo une session à Édouard et, à l’examen, sous le stresse, réussi à soulever quelqu’un de mon poids presqu’au bout de mes bras avant de l’envoyer au tapis et de tomber par-dessus lui !  Cette manœuvre inattendue m’a permis de réussir mon cours !  Sinon, j’aime les promenades dans le bois, et j’ai dans mon jeune temps pratiqué le ski de fond.  Je ne suis pas un grand sportif.

Par ailleurs, je peux dire que j’aime le changement (c’est pourquoi je vote libéral !!) et que je tends à changer fréquemment d’occupation.  Ma technique de travail social m’aura permis d’explorer l’international via un stage de deux mois à Bamako.  J’oeuvrais dans une Clinique juridique, et grosso modo, j’ai construit un document d’éducation populaire sur quelques droits civils que les malienNEs possèdent mais ignorent trop souvent.  J’ai été dans un village pour observer l’un de mes partenaires à donner la-dite formation en bambara.  Suite à ce stage et à la fin de mon deuxième DEC, j’ai été approché par le CSI pour effectuer un deuxième stage (PSIJ) avec eux, soit à Lima, du 1 octobre 2004 au 1 mars de cette année, à titre de « Conseillé en citoyenneté et démocratie ».  Alors étranger de l’espagnol, je réussis à construire un manuel de formation de près de cent pages dans cette langue, et à donner une dizaine d’ateliers à des groupes de femmes ou de jeunes sur la participation citoyenne.

Mes expériences de travail au Québec sont par ailleurs éloignées du domaine social, du moins jusqu’à maintenant.  Je suis bénévolement président du Club d’échecs de Sherbrooke depuis juin de cette année, et bénévolement président du journal communautaire Entrée Libre depuis août de cette année.  J’enseigne actuellement les échecs auprès d’environ 70 jeunes du primaire, dans six écoles différentes.  Je suis également nouvellement bénévole au Service d’aide aux Néos-Canadiens (SANC), ainsi que sporadiquement pour Solidarité Populaire Estrie (SPE) et très sporadiquement (!) pour l’Union des Forces Progressistes (UFP).  Sinon, mes emplois ont surtout touché l’alimentation, et dernièrement la Coordination des ressources humaines dans une entreprise jeunesse.

Mes expériences de voyage, outre les stages mentionnés ci-haut, se résument au Mexique à 16 ans, à la République Dominicaine à 13 ans (des séjours de plage), deux ou trois séjours en Floride, et à une demie douzaine de séjours dans l’état du New-Jersey ou de la Caroline du Sud.  J’ai entrevue Marakesh pendant une heure trente et Casablanca pendant une dizaine d’heure lors de deux transferts au Maroc, ainsi que le chaleureux aéroport de Dallas avec ces très sympathiques texans et leurs employés qui travaillent avec un chapeau de cow-boy accroché dans le dos (sic) !!  Finalement, durant mon projet au Pérou, j’ai eu la chance durant Noel d’effleurer le Lac Titicaca (je me suis trempé les orteils !) et la Bolivie durant une huitaine de jours (Isla del Sol, La Paz, y el salar de Uyuni), et j’ai aussi très sommairement entrevue Quillabamba, Cusco, le Machu Picchu, Arequipa, Ica, Pisco et Trujillo.

( Ndlr : Scoop de dernière minute, Benoît aime les Sudokus!)

Musique, films, livres (l'art, quoi!)

Mon répertoire musical n’est pas nécessairement très large.  En voici tout de même un aperçu, plus ou moins en ordre décroissant d’intérêt :

Sonic Youth / Massive Attack / Nine Inch Nails / Stereolab / Interpol / Godspeed You Black Emperor / Nirvana / Beck / Portished / Les Têtes Raides / Tool / Jean Leloup / Manu Chao / Les Colocs (lire “Dehors novembre”) / Saint-Germain / Louise Attaque / Angèle Arsenault (lire “Libre” – le fameux album bleu avec les classiques “Moi je mange”, “Les bleus”, “Je suis libre”, “L’autodidacte”, …) / Radiohead / Olivier Brousseau / Ministry / Bjork / Joe Dassin / Marylin Manson / Primus / Spliknot / Noir désir / Tryo / Pixies / Wellwitscha / La Chango Family - La Tordue …

Quant au cinéma, je juge mon répertoire réellement très petit :

Twin Peaks / Mulholland Drive / Blue Velvet / L’homme éléphant / Lost Highway – tous de David Lynch - / Il danse avec les loups / Le fabuleux destin d’Amélie Poulin / La vie est belle / La liste de Schindler / Mémento / Following (du réalisateur de Mémento, Chrisopher Nolan je crois) / Dogville / Les yeux grands fermés / Vanilla Sky / L’orange mécanique / Chat noir chat blanc / Magnola / M. Smith / Les garçons ne pleurent pas / La belle verte / Un week-end à Godsford Park / Donnie Darko / L’effet papillon / Le goût des autres / The Shinning / Jacky Brown / Full Metal Jacket… mais malheureusement ici mon manque de mémoire se fait ressentir.  J’ai un penchant pour les films répertoires européens mais justement ce sont ces films dont je ne me rappelle jamais le titre.  De mon jeune temps (hé hé !), j’étais un fanatique de Colombo !!

En ce qui concerne les livres, j’ai l’affreux défaut de ne pas terminer souvent ce que je commence !  Voici les exceptions :

Je vous recommande impérativement la trilogie d’Agota Kristof, soit « Le grand cahier », « La preuve », « Le troisième mensonge », qui furent pour moi des romans marquants. / Le zéro et l’infini / 1984 / Farenheit 451 / L’oiseau bariolé / Le meilleur des mondes / Le parfum / L’alchimiste / Des souris et des hommes / Le monde de Sophie / L’étranger de Camus / Huit clos de Sarte / j’aime bien aussi les nouvelles comme le recueil « Le horla » de Maupassant … et disons ici aussi pour la suite que la mémoire n’est pas très bonne.

Parmi les livres que je peine à traverser, les plus importants sont « Ainsi parlait Zarathoustra » de Nietzsche, « Traité de l’autorité politique » de Spinoza, et « La fête au Bouc » (roman que je recommence à lire et qui traite de Rafael Leonidas Trujillo, dictateur de République Dominicaine assassiné en 1961).  J’avais aussi entamé « Le manifeste du parti communiste » que je n’ai plus – avis à ceux qui l’ont et qui désirent me le prêter !

Quant aux casses-tête, je n’arrive jamais à les terminer, je n’ai pas de patience pour cela ou alors je perds des morceaux !

Philosophie personelle (à partager)

« Parcours le monde, et tu découvriras la richesse des diversités culturelles ; Ouvres toi à d’autres cultures, et tu découvriras une pluralité de facettes de l’Homme; Observes les sociétés, les courants de pensées, les grandes lignes directrices de l’histoire, afin de comprendre ce qui façonne l’être humain et le conditionne – et vers quoi il tend ; Explore tes propres racines, confrontes tes propres modèles et valeurs, ainsi tu te forgeras une culture et une identité qui te seront tiennes ; Sois critique et rationnel, vigilant et courageux, et toute cette somme d’équations est le « moi » avec qui tu voyageras dans une aventure qu’est la vie ».

Une chose incroyable que j'ai vue ou faite (wow!)

Je ne le dirai pas tant que Jennifer ne m’aura pas dévoilé son secret !!

Je peux tout de même vous faire part d’une réaction bizarre que j’ai eu à Bamako.  Mon « baché » (petite van qui sert d’autobus) a eu un accident prêt d’où je vivais, sur le pont surplombant le fleuve Niger.  Furieux contre l’attitude acrobatique du chauffeur (un motocycliste a failli y laisser sa vie), je pris la décision de me rendre à mon stage à pied !  J’ai marché pendant plus de deux heures sous un soleil épouvantable, sur au moins 10 kilomètres, au travers une zone que je n’avais jamais vu de ma vie !  J’ai réussi, sans aide et sans difficulté autre que l’effet de la chaleur, par mon simple sens de l’orientation (et mon obstination !), à aboutir sur la rue de la Clinique juridique où j’oeuvrais.  Un exploit en soi ! Cependant, il était presque midi lorsque j’arrivai à destination, heure à laquelle mon stage se terminait.  Je pris alors le « baché » jusqu’à chez moi !!

Pourquoi la coopération internationale

En fait j’éprouve un certain malaise avec « aide ».  Mais si j’avais à expliquer le pourquoi de mon côté « international », je crois que ma philosophie ci-haut l’explique en partie.

J’éprouve cette attirance, parce que j’ai une chance inouïe d’être né dans un pays riche et que je peux me le procurer, de vivre dans des conditions précaires, dans des climats et horizons divers, dans des cultures riches en différences, avec les peuples de la terre, afin de m’imprégner du sens de la vie, qui trop souvent est étranger à celui qui se referme sur lui-même.

Mon apport aux communautés locales (étrangères) en est un d’échanges, d’ouverture, de discussions, de partage de perceptions et de croyances.  Et combien cela est fantastique d’avoir ce privilège de baigner dans ces richesses que nous procurent les gens de pays éloignés et différents du nôtre.

Mon utopie d’un gouvernement mondial et d’une redéfinition du terme « frontière » n’est pas pour demain, mais dans mes actions, j’essaie de vivre en conformité avec ces idéaux. 

Aussi, je ne prétends pas changer le monde de par mes actions, et ce ne sera jamais mon intention.  Mais il m’est toujours intéressant de côtoyer des gens, des communautés avec qui nous pouvons poser un regard critique des situations et voir avec eux ce qui peut être fait pour que la vie soit un peu meilleure pour tous.

Dans les années à venir, j’aimerais m’ouvrir davantage aux richesses des diversités culturelles d’ici au Québec, dont les autochtones.