
Processus accéléré d'intégration et d'interdépendance des économies à l'échelle mondiale, entraînant une internationalisation de plus en plus poussée des marchées et des économies. [1]
Le monde est aujourd'hui confronté à un processus de mondialisation économique qui croît à une vitesse fulgurante, celle-ci constitue inévitablement une menace sans précédent pour la paix, la démocratie, les cultures et les droits humains.
La mondialisation soumet ainsi les activités humaines à la seule loi du profit et à une compétition sauvage sur un marché maintenant devenu mondialisé. Ajoutons qu'il entraîne la concentration des pouvoirs au sein d'une élite minoritaire, bénéficiaire de gigantesques firmes transnationales.
La mondialisation financière aggrave l'insécurité économique et les inégalités sociales. Elle contourne et rabaisse les choix des peuples, les institutions démocratiques et les États souverains en charge de l'intérêt général. La mondialisation économique et financière provoquent destruction et délocalisations des industries et des services, baisse de salaire, dégradation des conditions de travail, chômage et précarité, démantèlement des droits sociaux et des systèmes de protection collectifs. Elle coopère au développement d'une criminalité financière présente aujourd'hui dans tous les circuits financiers. Elle leur substitue des logiques strictement spéculatives exprimant les seuls intérêts des entreprises transnationales et des marchés financiers. Et que dire des conséquences sur l'accroissement considérablement des inégalités entre le Nord et le Sud
Raccourcissement des délais, rétrécissement des distances, disparition des frontières: mais pour qui? [...] L'abolition de l'espace, du temps et des frontières crée certes un village mondial, mais tous les individus ne peuvent pas en faire partie. L'élite mondiale rencontre peu de frontières, mais pour des milliards d'êtres humains, les frontières sont toujours aussi infranchissables. [2]
Les fusions et l'acquisition des marchés mondiaux créent d'énormes groupes qui concurrencent les états par leur taille tout en induisant des licenciements qui perturbent la vie de nombreuses personnes et menacent la stabilité de sociétés entières. Ces entreprises transnationales s'accaparent tous les champs de l'activité humaine au simple prétexte du profit immédiat qu'elles pourront en tirer. Les principes de la vie elle-même, mais aussi l'eau, ressource indispensable, ne leur échappent pas, mettant en péril les fondements de l'existence humaine sur l'ensemble de la planète. Le commerce et la finance supplantent les citoyens et tirent partie de l'occasion pour réformer à leur guise tous les fonctionnements nationaux et internationaux dans la plus parfaite opacité et sans concertation avec la société civile.
La plupart des États ont largement contribué à favoriser ces processus par les déréglementations et privatisations systématiques des services publics affaiblissant ainsi la démocratie en place. Les Gouvernements doivent maintenant se soumettre à l'autorité des marchés financiers et d'instances internationales comme l'Organisation Mondiale du Commerce, le Fonds Monétaire Internationale, le Groupe de la Banque Mondiale, cela au service des intérêts des plus puissants. Il existe à l'intérieur de ces instances une absence totale de transparence et de contrôle démocratique.
Ce sont les pays du Sud qui en souffrent le plus; rupture de la cohésion sociale, menace de l'état de droit et de la citoyenneté, affaiblissement du politique et de la démocratie. Ce sont, entre autre, les prêts accordés par la Banque Mondial et le FMI via les programmes d'ajustement structurel ou via des projet de développement qui mettent en péril l'avenir des pays du Sud en voulant ainsi faciliter l'expansion et l'accroissement du commerce mondial.
En réponse à cette mondialisation qui n'a d'autres impératifs que le profit à tout prix, l'uniformisation, qui ne respecte ni la diversité, les cultures et les économies régionales, il existe une proposition alternative : l'altermondialisation.
Les fondements altermondialistes prônent la tolérance politique, le refus de la discrimination, le respect de la nature, l'autogestion et la parité avec, au centre des revendications, l'annulation de la dette du tiers-monde et la prise en considération de l'avis des 150 pays oubliés dont le destin est joué sur l'échiquier mondial. Par ailleurs, cette mobilisation proclame que la démocratie globale doit l'emporter sur la globalisation financière. [3]
Le commerce équitable est un autre moyen alternatif en réponse à la mondialisation des marchés et du capitalisme sauvage. Le commerce équitable permet d'améliorer les conditions de vie des producteurs et de respecter l'environnement des pays du Sud. Le développement d'échanges plus équitables entre les pays du Nord et du Sud est essentiel à l'amélioration des conditions de vie de millions de paysans et de travailleurs, et est une façon pour nous, au Nord, d'agir concrètement pour développer un monde plus solidaire. Le commerce équitable peut être défini comme étant un système d'échange économique respectueux de l'environnement et des droits des travailleurs.
Mentionnons en terminant que la République Dominicaine ne fait pas exception à la réalité globalisante. Par exemple, le tourisme dit tout inclus est une plaie sans cesse grandissante pour l'économie locale et le développement durable du pays. Des touristes venant de partout achètent des forfaits dans des agences de voyage à l'étranger, subséquemment les bénéfices ne rapportent pas directement à l'économie dominicaine. De plus, ces mégas complexes hôteliers appartiennent pour la plupart à des investisseurs étrangers. S'en suit la redistribution du profit local envoyé dans des paradis fiscaux aux États-Unis. Bref, dans cet ère ou le monde tend à devenir un immense marché du capital mondial, que reste t-il de la part du gain aux Dominicains?
1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil
2. Rapport mondial sur le développement humain. PNUD, 1999)
3. Québec sans frontières, Cahier du participant. 2005.